Mairie d'Athies - site officiel

Mairie d'Athies - site officiel
Site officiel de la commune d’Athies (62)

Le paysage communal


Le paysage naturel

L’activité humaine et notamment agricole, exercée dans l’arrageois depuis des siècles, a conduit à la définition de grandes entités paysagères exprimant directement la structure géomorphologique du site. Ainsi le couvert végétal reflète les différentes natures du sol affleurantes du fait des variations topographiques.
La vocation agricole d’Athies est attestée par l’importance de la surface du territoire exploitée (environ 87%) au regard des parties urbanisées et des surfaces boisées, très fortement minoritaires.

Les espaces agricoles
C’est au travers des vastes étendues cultivées à vocation céréalière dominante que se manifeste l’esprit de l’arrageois, et au-delà du Pas-de-Calais.
Au Nord d’Athies, les hauteurs du plateau limoneux lissent appréhender un vaste horizon sur ce qui devient à grande échelle la plaine d’Arras, faisant disparaître l’idée de territoire communal au profit du sentiment d’appartenance à "un pays". Cette impression est confortée par le peu de visibilité des zones habitées, hormis la flèche des églises et le beffroi d’Arras.

Comme de nombreuses communes du Nord-Pas-de-Calais, Athies abrite sur son territoire des monuments rappelant les deux dernières guerres.
En bordure de la RN 50, la Tour des Écossais et le cimetière anglais se situent sur les points les plus hauts de la commune.
La douceur des mouvements naturels, générée par les vallées d’érosion de la Scarpe, est exacerbée par le mode d’exploitation intensif des terres qui laisse peu de place aux boisements.
Sur les hauteurs du territoire communal, le couvert arborescent et arbustif se résume aux alignements d’arbres bordant les rues d’Arras et de Fampoux (la RD 42 parallèle à la Scarpe) instaurant une limite entre plateau et vallée.
Ces grandes étendues culturales ne laissent que très peu de place à la diversité du milieu et constituent un écosystème particulièrement pauvre écologiquement.

Les talwegs
Cernant l’agglomération de part et d’autre à l’Est et à l’Ouest, deux talwegs constituent des micros sites paysagers et écologiques.
La pente plus marquée, le relief et l’affleurement crayeux génèrent pour chacun un site particulièrement riche :
- les arbustes en coteau (dans le sens de la pente) soutiennent les terres sur les pentes les plus abruptes.
- les haies arbustives perpendiculaires au sens de l’écoulement retiennent les eaux.
- les prairies en fond de talwegs.

Ces ensembles présentent trois intérêts :
- Hydraulique
Ces vallées (sèches la plus grande partie de l’année) recueillent une grande part des eaux de ruissellement du plateau, évitant ainsi que celles-ci ne se concentrent de façon hasardeuse au travers du village.
Les boisements latéraux jouent un rôle de canalisateur , assurent la stabilité des terres et limitent donc les effets de ravinement latéraux.

- Paysager
Ces ensembles en partie boisés dissimulent le village depuis la RD 42 créant de part et d’autres un paysage bucolique.

- Écologique
La limite entre la prairie mésophile et la prairie humide, les pâtures (principalement talweg Ouest), résulte d’une prairie ancienne, non labourée et ne subit guère d’autres amendements que ceux apportés par le ruissellement des eaux du plateau.
Dans la partie de fond de talweg, la prairie tend ponctuellement à des amorces de formations de tourbières basiques attestées par des mousses (pleurocarpes) : le biotope allié à la biocénose (générée par la diversité du couvert végétal allant de la prairie aux formations arbustives denses) ne peut que constituer un milieu au fort potentiel écologique, floristique mais aussi faunistique.

Le vallon
Le vallon de la Scarpe a constitué le foyer de l’agglomération arrageoise.
Cependant, le développement, qu’il a guidé, a heureusement épargné jusqu’à aujourd’hui certaines entités naturelles.
Sur le territoire d’Athies, des bosquets touffus, des boisements épars et des enclos d’arbustes en fond de vallon expriment la nature de ces basses pâtures, contribuant indéniablement au charme bucolique que procure le pacage des bêtes sur les rives de la Scarpe.
Ils présentent en outre l’avantage de masquer autant qu’il est possible le profil de l’entreprise CECA.
Le vallon constitue un milieu humide dont l’intérêt environnemental justifie un classement en ZNIEFF de type II.
L’intérêt environnemental de ce site est enfin révélé au niveau local par l’inscription en zone de préemption de nombreux secteurs,et notamment sur Athies, des lieux-dits "les prés" et "le marais".

La ZNIEFF

-  Localisation
PAS-DE-CALAIS : Saint-Laurent-Blangy, Athies, Feuchy, Fampoux, Roeux, Plouvain, Pelves, Biache-Saint-Vaast, Hamblin-les-Près, Vitry-En-Artois, Fresnes-les-Montauban.

-  Description
Vallée de la Scarpe entre Arras et Vitry -en-Artois.
Types de milieux, secteurs écologiques :
* Humides, fossés, mares et cours d’eau
* Vaste complexe marécageux en fond de vallée avec bois tourbeux inondables ponctués d’étang, roselières, mégaphorbiais, cariçaies, prairies.

Nomenclature phytosociologique :
* Nymphaeion albac, Ranunaillion aquatilis, Potanion, Grycerion fluitantis, Nasturtion officinalis, Eleocharétalia, Phragnition australis, Caricion gracilis.
* Thaliatroflavie, Filipendulion ulmariae, Calystégion sépium, Alno glutinosae, Lilmio mémoris, Alssion, Glutinsae, Salicion cinérea, ...

-  Intérêt
Vaste écocomplexe alluvial inondable plus ou moins tourbeux, regroupant un ensemble de marais et d’étangs d’intérêt biologique variable, les sites les plus remarquables étant le marais de Vitry-en-Artois (ZNIEFF 01340001 de type I), le marais du Pont de Roeux et le secteur de l’ancienne tourbières de Plouvain et Biache-Saint-Vaast (ce dernier abritant par ailleurs un important site préhistorique). Bien que parfois très humanisés et fréquentés, les marais jouent un rôle écologique majeur.

Potentialités biologiques de la zone :
Moyennes à importantes suivant la nature des milieux et la pression humaine.

Le contexte de la plaine agricole d’Arras (très appauvrie en espaces naturels) abrite encore tout un cortège d’espèces végétales et animales typiques des divers habitats qui composent aujourd’hui cette vallée (habitats aquatiques, habitats, habitats prairiaux de différents niveaux topographiques, roselières, mégaphorbiaies, bois coubeux,...).
Parmi elles, on peut citer plusieurs espèces rares de flore et de la faune régionale :
* Sarcelle d’hiver, Gorge bleue, Martin pêcheur,... pour l’avifaune
* Crapaud, ... pour les amphibiens
* Typhangustifolia, Berula erecta, aquatici pour la flore.

-  Dégradations et menaces, protection souhaitée
* Dégradations et menaces en cours ou prévisibles
Comblement de zones inondables.

Nouvelles infrastructures perturbant le fonctionnement écologique et biologique de ce système alluvial (autoroute A26, TGV Nord).
Forte fréquentation humaine (cabanons de pêche, bungalows, huttes de chasse, camping,...) induisent des dérangements et des dégradations plus ou moins profondes des biotopes d’origine.
Plantations de peupliers au détriment des végétations prairiales inondables ou en substitution de boisement.

* Unité et urgence d’une protection, forme souhaitable en cours
Protection souhaitable des secteurs les plus riches et les plus fragiles (voir descriptif ci-dessus) avec mise en place d’une gestion conservatoire des habitats les plus remarquables.
Limiter le développement des aménagements pour la pêche et la chasse aux secteurs déjà fortement anthropisés et altérés.

Le paysage urbain

La structure urbaine traditionnelle du bâti
Endommagé lors de la première guerre, le village s’est reconstruit en lieu et place du foyer originel, selon le schéma traditionnel d’une implantation en bordure de voie.
Le foyer d’Athies s’inscrit donc à flanc du coteau, le long des sinuosités de la route franchissant la Scarpe (la RD 37) et des chemins réticulaires drainant les terres alentours.
Cette localisation première, à l’écart de la croisée avec la voie de communication longeant la vallée, indique bien la vocation foncièrement agraire du bourg comme en atteste l’absence de véritable place de marché.
Les fermes originelles, établies en bord de voies, ont abouti , par densification, à une juxtaposition formant un continuum et définissant en espace public très construit.
Les enceintes des propriétés, déterminées par les bâtiments eux-mêmes ou par les murs de clôtures et vastes portes cochères qui les joignent, développent un jeu varié de champs et créent le sentiment d’urbanité.
Cette proximité avec le cadre bâti fonde plus l’identité des lieux qu’elle fait pleinement ressentir l’expression de la tradition architecturale des constructions.

Le développement urbain
Les premières extensions urbaines de l’après-guerre expriment une ouverture du bourg vers les communes alentour en initiant un développement linéaire le long des routes d’Arras et de Fampoux (DR 42) ainsi qu’en direction de Feuchy.
Cette zone d’urbanisation révèle déjà une évolution des modes d’habitats, se traduisant par une implantation centrale de la construction sur sa parcelle, libérant un jardin d’agrément périphérique qui n’offre en façade sur rue qu’une clôture animée de haie.
Il faut également noter l’apparition d’un petit quartier aux spécificités architecturales bien particulières. Situé au bout d’une rue en impasse débouchant sur le marais, ce quartier se constitue au travers d’un habitat modeste implanté sur un parcellaire en lanière.

Les années 80 ont connu un important développement urbain organisé sous la forme de deux lotissements. Ils marquent une étape importante en entamant une croissance urbaine en partie supérieure de la DR 42, gravissant le coteau tout en se gardant d’atteindre l’altitude au-delà de laquelle les constructions seraient visibles du plateau.
Ces lotissements exprimant les modalités de production de l’espace urbanisé contemporain. Ainsi, ces opérations de logements se développent sous la forme d’un parcellaire et d’une voirie n’exprimant pas d’attache au contexte. L’un comme l’autre sont déterminés dans un soucis de rentabilité au regard du terrain à desservir et peuvent paraître en rupture avec les quartiers anciens de la commune.
Cependant, si certaines voies sont constituées en impasse, elles laissent malgré tout la possibilité d’une continuité du réseau au travers d’extensions futures ainsi qu’une continuité de l’espace public.

Les édifices publics et singuliers du bourg
Parce que le bourg a fortement pâti de la première guerre mondiale, Athies ne bénéficie pas d’édifices institutionnalisés sur le plan patrimonial. La représentation de la collectivité se manifeste cependant au travers de la Mairie et de l’Église qui, toutes deux, constituent des repères forts et contribuent à faire de la place centrale, le cœur du bourg.
Il faut également noter les qualités d’un moulin désaffecté, situé sur une dérivation de la Scarpe, en limite communale et faisant la transition avec les premières constructions de Feuchy. L’intérêt de ce bâtiment réside surtout dans son appareillage de briques, mettant en valeur les ouvertures (arcs cintrés, allégés, bandeaux) et sa volumétrie.

Les caractéristiques architecturales du bâti traditionnel
La ferme représente le modèle de l’organisation du bâti communal. Elle est constituée de la juxtaposition de différents corps de bâtiment dont la logique d’implantation consiste à libérer la plus grande cour intérieure pour satisfaire à la fonctionnalité de l’ensemble. Si le bâtiment principal est implanté sur rue, l’ensemble des constructions présente au moins un côté en limite séparative. La continuité des façades est réalisée par des murs intégrant de vastes portes cochères à linteau.
Les toitures, en tuiles, atteignent fréquemment les 45°. Celles des granges présentent parfois des demi-croupes en pignon (le comble y présente alors une ouverture) et un pan de toiture retroussé pour les plus larges d’entre elles.
Le matériau de maçonnerie générique est la brique rouge mais la mode de production peut induire de subtiles nuances. Un jointoiement gris ou blanc ajoute à la variétés des appareils.
Lorsqu’un souci d’ostentation ou de représentation sociale se fait ressentir, la mise en œuvre fait apparaître des bandeaux ou encadrements par saillie de certains lits de briques.
L’apparition du modèle de la maison de bourg au XIXéme siècle transparaît sur le territoire communal au travers d’une bâtisse disposant d’un parc paysage, rue d’Arras. Elle illustre le développement d’une grande variété décorative.
La richesse de la modénature peut résulter de l’utilisation de briques grises ou d’éléments en céramique de couleur et de même proportion constituant des frises et des clés de voûte.
Les effets décoratifs sont très nombreux, et jouent sur l’alternance des couches, les poses à plat, debout, ou en zigzag (à bâton rompus).
La solennité de la Mairie est marquée par la présence de pignons découverts à rives et faîtages à redents et dont la chevronnière est soulignée par un lit en pierre calcaire. Les façades sont animées par des mascarons en bas-reliefs et des ancres apparentes.
Souvent, l’ornementation des ouvertures passe par la réalisation de linteau en arc cintré surbaissé. Dans certains cas devenus rares un arc de décharge en briques coiffe un linteau/coffret de volet roulant, habillé d’un lambrequin (frise en tôle ajourée).
La ferronnerie est également très présente au travers de garde-corps, marquise, portail et mur bahut.

Les caractéristiques de l’habitat récent
L’habitat représenté dans les lotissements récents se répartit en maisons en bande de 3 à 7 habitations et en pavillons indépendants.
Si l’implantation en limite de nombreuses constructions contribue à définir l’espace public, bon nombre d’entre elles présente un retrait par rapport aux voies, conduisant à des rues plus dilatées que dans le cœur du bourg.
En revanche, la plupart des habitations récentes perpétuent l’emploi de la brique, avec parfois un soucis véritable de recherche ornementale, notamment par les arcs cintrés des ouvertures et les frontons des lucarnes.
Mais le plus souvent, la décoration est désormais dévolue au bois de couleur naturelle utilisé fréquemment en linteau ; il transparaît également sous la forme de volets battants à peintures et écharpes, élément d’architecture qui fait son apparition dans le Nord et qui était inexistant il y a peu.
Avec la standardisation des volumes et de la conformation des constructions, ces éléments décoratifs participent grandement à l’appauvrissement des diversités régionales dont le dernier rempart semble encore être l’utilisation de la brique.


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