Mairie d'Athies - site officiel

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Site officiel de la commune d’Athies (62)

La géographie humaine


La présente analyse prend en compte l’évolution démographique entre 1962 et 1999. Cependant , le dépouillement exhaustif du dernier recensement n’ayant pas été effectué, certaines données sociétales datent de 1990. Par ailleurs, certains éléments comparatifs sont issus du PLH de l’arrageois élaboré par le SESDRA.

La population

En 1999, Athies dénombrait une population de 930 habitants, sans double compte. Ce chiffre exprime une diminution de quarante habitants sur la dernière décennie (environ 4% de la population) , survenue après 10 ans d’une croissance forte où le gain a représenté 40% du niveau antérieur à 1980.
La relative stabilité des années 60 et 70 est essentiellement due à une forte natalité compensant une migration constante de la population locale.
Le maintien d’un fort taux de naissances dans les années 80 (17%) est sans doute à mettre en partie au compte de l’arrivée d’une population jeune, venue bénéficier de l’ouverture à la construction de lotissements sur le territoire d’Athies.
Cette croissance ne correspond pas à un développement général de l’agglomération arrageoise telle qu’elle avait été prévue pour les années 70. Elle résulte essentiellement d’une redistribution de la population locale, Arras perdant une part importante de ses habitants au profit de communes périurbaines.

Depuis 1990, le peu de renouvellement de la population associé à une stagnation dans le développement urbain a accentué l’effet d’une tendance à la migration des habitants du bourg.
Ce phénomène est essentiellement dû au desserrement des foyers, comme en atteste la diminution du nombre moyen d’occupants des résidences principales, passé de 3,5 en 1968 à 2,8 en 1990.
Le mouvement de décohabitation est à évaluer au regard de la hausse des ménages et donc de logements, entre 1975 et 1990. Ceci laisse présumer une demande de logements de petites tailles qui , il est vrai, sont davantage sollicités en centre urbain qu’en périphérie.
En outre, le vieillissement relatif de la population est à mesurer à l’aune de celle de l’arrageois et , au-delà de la région du Nord-Pas-de-Calais dont en 1995, la part d’adultes et de personnes âgées croissait au détriment des jeunes.

Les logements

Le départ d’une population jeune qui a grandi dans la commune mais ne s’y maintient pas est à mettre au compte du profil économique de la commune mais aussi d’absence de petits appartements.
En effet, en 1990, 83% des logements comptaient au moins 4 pièces (constituées essentiellement de maisons individuelles), le parc immobilier communal n’offrant aucun studio et seulement 8 logements de deux pièces.
En outre, seuls 7 logements faisaient partie d’un immeuble collectif, datant d’ailleurs d’avant 1950. Les locations représentaient seulement 12% des logements alors que la moyenne de l’agglomération ou de le région est de 38%.
Par ailleurs, en 1990, environ 30% des constructions avaient été bâties après 1982, alors que la moyenne de l’agglomération d’Arras (sur les 38 communes du SESDRA) était de 12%.
Ces derniers sont à mettre en parallèle avec l’évolution de la surface urbanisée qui représentait dans les années 1990 une augmentation de 75% au regard de ce qu’elle était avant 1980.
Il faut enfin noter que le faible taux des logements vacants (3% en 1999) est significatif d’un marché immobilier plutôt tendu, révélant l’attrait soutenu que représente ce secteur au sein de l’agglomération urbaine.


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