Mairie d'Athies - site officiel

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Site officiel de la commune d’Athies (62)

Huilerie Griffiths


Huilerie Griffiths

L’huilerie GRIFFITHS

(d’après des documents aux archives de la Mairie)
L’huilerie GRIFFITHS a été détruite à la guerre 1914-1918 et fut reconstruite en 1921 -1922.

Cette usine a tout d’abord fabriqué de l’huile de table, extraite de graines d’arachide communément appelées "cacahuète". Elles provenaient du Sénégal sur des navires déchargés au port de Dunkerque et acheminées par péniche, d’environ 200 tonnes, jusqu’au quai de La Scarpe. Ces péniches étaient tirées par les bateliers, puis plus tard par des chevaux et finalement par tracteur.

Les cacahuètes, en sacs déchargés à dos d’homme, étaient ensuite broyées et pressées pour en extraire l’huile. Ensuite, avec les résidus on faisait des tourteaux en galette pour nourrir le bétail.

Au centre de l’usine, une très grande roue actionnée par une chute d’eau servait de moteur pour faire tourner les meules qui écrasaient les graines avant le pressage.

Après raffinage et filtration, l’huile était conditionnée en fûts de 200 et 25 litres et enfin en bouteilles de verre.

L’expédition se faisait en gare de Saint-Laurent-Blangy. Le transport s’effectuait avec des voitures attelées à des chevaux et par la suite par camions.

Après plusieurs années, l’usine a aussi fabriqué de l’huile de lin qui entrait dans la composition de la peinture.

Durant la guerre 40, les graines d’arachide ne parvenant plus des colonies, c’est à partir de graines de colza, de la culture régionale, que l’on fabriqua de l’huile.

L’usine employait une cinquantaine d’ouvriers. Ils travaillaient en 3 postes de 8 heures pour assurer la marche continue des chaudières alimentant le raffinage.

Elle a cessé ses activités et fermé ses portes en 1961- 1962, à cause de la concurrence des prix. Les coûts de fabrication sur les lieux de culture des graines étant plus rentables.

Thomas GRIFFITHS, illustre personnage

Anglais d’origine, né à Manchester en janvier 1866, Thomas Griffiths devint artésien et français et, suivant le périple missionnaire de son père, pasteur de l’Église réformée.

Tout en se destinant à l’industrie, au point de créer, à Athies sur les bords de la Scarpe, une fabrique d’huiles végétales, Thomas épousa les convictions familiales, en devenant le président des consistoires presbytéraux local et régional. Homme d’initiatives, organisateur et animateur infatigable, ce courtier de commerce - sa profession déclarée - intervint partout où il y avait à faire : juge au Tribunal de Commerce, administrateur de la Caisse d’Épargne.

Il prit aussi des responsabilités dans les sociétés d’Arras. Dès l’âge de 37 ans, il présidait aux destinées de la Société de gymnastique et d’armes, frappée coup sur coup par la mort de ses trois éminents dirigeants, dont Gaston Degouve. La réorganisation et la reconstruction de la ville martyre le virent tout autant disponible. Et il joua encore son rôle après 1944. Il mourut octogénaire en son hôtel du 60 Grand’Place, peu avant 1955.

Son fils Edmond ne fut pas en reste de diriger ou impulser également de nombreuses activités. Lui aussi présida aux destinées de l’Église réformée, ainsi qu’à celles de la Chambre de Commerce d’Arras. La cité Griffiths porte témoignage de leur œuvre locale.

Cette famille aux alliances bien connues entre protestants et catholiques conduisit l’industrie des huiles jusque dans les années 1980. L’huilerie Bernard, rue de Saint-Quentin, en fut le dernier joyau.


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